TOUT SIMPLEMENT
Bienvenue sur Tout Simplement Smile
Afin de profiter pleinement de ce que vous offre ce forum, merci de vous identifier si vous êtes déjà membre ou de nous rejoindre si ce n'est pas encore fait ! :-) Cœurdialement Aloha ♥️
Icône Vierge Marie
Résultat d’images pour images Vierge Marie
Derniers sujets
» "La Vie Impersonnelle" aux Ed Astra et en Ligne
Ven 13 Oct - 11:11:27 par Aloha

» Phages : la nouvelle thérapie contre l’antibiorésistance, enfin autorisée !
Mer 11 Oct - 15:29:10 par Aloha

» Eckhart TOLLE – Résumé de sa première conférence en France
Mer 11 Oct - 13:37:47 par Aloha

» De nouvelles informations sur le complot vaccinal, mais que contient donc le vaccin “contre” la rougeole ?
Jeu 5 Oct - 10:29:24 par Aloha

» Embrasser son ombre - Humilité
Mar 3 Oct - 17:35:44 par Aloha

» Sri Aurobindo : Offrande de soi
Dim 1 Oct - 11:33:28 par Aloha

» Empathie : une force pour vous
Dim 1 Oct - 9:37:06 par Aloha

» Vaccination: le véritable nettoyage cellulaire
Sam 30 Sep - 11:17:47 par Aloha

» Eckhart Tolle : MÊME le SOLEIL MOURRA un JOUR (Livre audio)
Ven 29 Sep - 18:47:59 par Aloha

» Comment se re-centrer dans le cœur ?
Jeu 28 Sep - 12:23:54 par Fol le Fou

» Alcyon Pléiades 61: Ouragans fabriqués, géo-ingénierie, Fema, attentat Barcelone, Virus, éclipse.
Jeu 28 Sep - 10:41:06 par Aloha

» Trump tombera-t-il dans le piège coréen ?
Mar 26 Sep - 22:43:12 par Aloha

» Léandre : Le soleil intérieur brille
Dim 24 Sep - 17:05:28 par Aloha

» Splendeur d'automne
Dim 24 Sep - 8:49:39 par Aloha

» Qu'est-ce qu'un gourou ?
Sam 23 Sep - 11:34:54 par Aloha

» Planète X - les forces gravitationnelles commencent à se faire sentir sur notre planète
Ven 22 Sep - 21:10:21 par Aloha

» Comment sentir si on est au bon endroit au bon moment ? – Sylvie OUELLET
Ven 22 Sep - 17:46:56 par Aloha

» L’arrivée de Nibiru dans notre système solaire
Ven 22 Sep - 16:29:12 par Aloha

» Intégrale de l'album de Joan Manuel Serrat - Miguel Hernández (1972)
Jeu 21 Sep - 10:23:05 par Aloha

» Rois de France, croisades et Templiers selon Miles Mathis (1ère partie)
Jeu 21 Sep - 10:04:34 par Aloha

» Bertrand Duhaime : QU'EST-CE QUE LE «SOI INTÉRIEUR»?
Mer 13 Sep - 14:27:59 par Aloha

» L’unité et la dualité par Claudette Vidal
Mer 13 Sep - 11:24:46 par Aloha

» SOTT ... Juin 2016 - Météorites, conditions météorologiques extrêmes et changements terrestres
Mar 12 Sep - 12:30:52 par Eloha

» 66° ALCYON PLÉIADES-INFORMATIONS 2017 : Ouragan, FEMA, fausse bannière, Corée-USA, 5G, Puce
Mar 12 Sep - 10:36:31 par Aloha

» L'Ile de la désespérance abandonnée par la "Ripoublique" en Marche
Lun 11 Sep - 11:16:56 par Aloha

» Jésus au Cachemire en Inde (Document france 5)
Dim 10 Sep - 13:59:41 par Aloha

» 5 ans pour refaire le monde
Sam 9 Sep - 9:22:07 par Aloha

» 6 règles d’or pour que votre cerveau continue de fabriquer de nouveaux neurones
Jeu 7 Sep - 0:54:32 par jurada

» Le passeur d’âmes
Jeu 24 Aoû - 12:01:47 par Aloha

» Léandre : Étrange… 21 août 2017
Lun 21 Aoû - 22:01:56 par Aloha

» Retour à la médecine originelle
Dim 20 Aoû - 13:59:31 par Ganji Anankea

» Alcyon Pléiades 60: Patton Réincarnation, immortalité cryogénèse, robotique, Lincoln- Kennedy
Sam 19 Aoû - 17:45:50 par Aloha

» Léandre : Nouveaux sens physiques et communication 29 juillet 2017
Sam 29 Juil - 16:09:50 par Aloha

» Eckhart Tolle : L'éveil est un basculement de la conscience ....
Lun 24 Juil - 10:18:52 par Aloha

» Kara Schallock – Mises à Jour Permanentes
Mer 19 Juil - 12:51:13 par Aloha

» Alcyon Pléiades 59: Climagate, Changement climat, HAARP, ondes Elf, Gwen, chemtrail, nanoparticules
Mar 18 Juil - 11:15:08 par Aloha

» Léandre : Le système sensoriel dans le processus
Dim 16 Juil - 16:25:48 par Aloha

» CNT - Message à toute l'humanité
Sam 15 Juil - 14:01:24 par Aloha

» Quarantaine de saint Louis
Jeu 13 Juil - 19:22:56 par Aloha

» La fin annoncée des Chemtrails
Sam 8 Juil - 23:36:09 par Nem'

Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Le Wiki du Forum - Nos Publications
Nos Publications sur le Wiki du forum

Partenaires

créer un forum

Suivre Forumactif sur FacebookSuivre Forumactif sur TwitterSuivre Forumactif sur Google+Suivre Forumactif sur Google+Suivre Forumactif sur Pinterest



APPROCHE DE LA CONSCIENCE INTENSE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

APPROCHE DE LA CONSCIENCE INTENSE

Message  Aloha le Jeu 20 Oct - 21:26:48

APPROCHE DE LA CONSCIENCE INTENSE
Être éveillé, c’est être pleinement attentif.
Si vous donnez un but à votre attention, si vous dites « je dois être attentif à ceci ou cela », vous êtes tombé dans le piège des considérations mentales et vous vous perdez hors de l’Éveil.
Quiconque pratique l’Éveil découvre, peu à peu, le silence, le vide, l’immensité de celui qui perçoit. Si le mental s’empare de cette expérience, il dit « ce vide, cette plénitude bienheureuse, cette immensité transcendante, c’est Dieu, c’est Brahman, c’est le Nirvana.
Il faut que je me concentre sur cela et que je demeure constamment dans la contemplation de cela afin de me réaliser spirituellement ». Ce genre de réflexion mentale est fondamentalement erronée. C’est un piège subtil dont il faut vous écarter. En premier lieu, vous devez comprendre que si vous dites « il y a cette immensité silencieuse, je dois me concentrer sur elle », cela signifie que vous vous identifiez à l’homme.

Vous étant identifié à l’homme, vous désirez vous unir à Dieu, atteindre le Nirvana ou bien vous fondre en Brahman. Cette manière de parler, qui peut être acceptable pour un débutant, est en fait, si vous êtes sérieusement engagé dans l’Éveil, totalement erronée. Il n’y a pas la transcendance du vide et la plénitude silencieuse d’une part et vous-même d’autre part.

La pratique de l’Éveil a dû vous faire comprendre que vous êtes ce vide et ce silence. Il n’y a donc rien à obtenir, rien à réaliser, aucun chemin à parcourir. A l’instant même, celui qui perçoit ce livre, ce corps, ce lieu, cet espace, ces sons qui peuplent l’instant, celui qui perçoit tout cela, c’est vous-même et ce « vous-même » est : silence - vide - immensité.
Seuls, ceux qui font des théories ou des dogmes à ce sujet peuvent s’imaginer que l’on doit atteindre l’infini. En une expérience immédiatement accessible à tous, il est évident que nous sommes le spectateur silencieux, impalpable et immatériel de l’instant présent. Il faut donc que vous sentiez votre « Je » éternel, votre Être pur, afin de savoir « je suis cela ». Je suis cette immensité indescriptible. Dès lors, on sait qu’il n’y a rien à atteindre.

Lorsque vous sentez votre immensité, vous vous pressentez vous-même, en votre nature essentielle et transcendante. Ayant compris cela, devez-vous considérer que le spectacle du monde constitue une terrible tentation qui risque de vous distraire de la contemplation de vous-même ? Si vous répondez par l’affirmative, vous êtes tombé dans le piège du narcissisme métaphysique. Vous serez un Narcisse se noyant dans la contemplation obstinée, crispée et exclusive de l’océan de votre Conscience.

Croyez-vous pouvoir réaliser un travail de précision en demeurant immergé dans la contemplation des infinitudes de votre vacuité transcendante ?
Croyez-vous pouvoir conduire très rapidement et sur un terrain accidenté, une moto, tout en demeurant parfaitement immergé dans la perception de l’immuable gloire du Sans-formes ?
Croyez-vous pouvoir jouer avec vos enfants, d’une manière qui les amusera réellement, sans entrer dans leur jeu ?
Vous devez librement contempler l’infini et oublier l’infini pour vous absorber dans la perception du monde.
La voie authentique est très simple, mais elle n’établit aucune distinction préférentielle entre le monde et la transcendance.

Vous devez réaliser l’unité et l’équivalence du monde et de la transcendance.
Ne vous accrochez pas à la transcendance, ne vous laissez pas absorber par les phénomènes.
Que votre attention aille librement de l’un à l’autre.

Vouloir demeurer constamment fixé sur la transcendance, c’est croire que vous pouvez perdre cette connaissance. C’est absurde puisque « vous êtes cela ». Refuser de se laisser distraire par le monde, c’est ne pas savoir que celui-ci est un jeu au sein de votre éternité. Le voile des apparences phénoménales n’est qu’un simple chatoiement qui surgit à l’intérieur de votre abîme, qui ne dure qu’un instant puis s’estompe, sans laisser de ride au sein de votre unique conscience océanique. Ce que vous êtes, au niveau transcendant, ne peut être perdu.

Lorsque vous connaissez véritablement l’Éveil, vous savez qu’une simple direction de l’attention vous fera retrouver les extases du Sans-limites, chaque fois que vous le désirez. Dès lors, le monde n’est plus une prison, c’est un parc au sein duquel vous vous promenez librement.

Dans l’activité la plus absorbante, demandant une concentration de la totalité de votre attention, comme dans la contemplation la plus profonde, au sein de laquelle le corps et le monde sont oubliés tandis que le mental est totalement silencieux, dans l’un comme dans l’autre de ces deux extrêmes, vous conservez le même dénominateur commun, c’est l’intensité de la Conscience ; intensité en laquelle la Conscience a conscience d’elle-même ; intensité en laquelle la Conscience se sent exister en tant que Conscience.

La totalité de l’enseignement se résume donc par cette phrase « en toute circonstance, soyez attentif et, dans cette attention, ayez la sensation d’être la Conscience qui perçoit ».
Dès que vous aurez compris cette injonction apparemment simple, d’une manière exhaustive et dès que vous aurez, sérieusement, entrepris sa mise en pratique, vous n’aurez plus besoin d’aucune espèce de livre ou d’enseignement. La nécessité de l’enseignement réside dans le fait qu’il est nécessaire de convaincre le débutant que tout réside en cette unique pratique. Ce n’est pas toujours facile, car le mental adore les choses compliquées.
Toutes les fausses spiritualités prescrivent des pratiques qui deviennent de plus en plus complexes. Plus la pratique est complexe, plus le mental se trouve nourri et renforcé en elle. A contrario, les vraies spiritualités vont du complexe au simple et, plus leurs pratiques sont élevées, plus elles deviennent simples.

Analysez la complexité des pratiques et théories occultistes, théosophiques, cosmogoniques, etc., et vous comprendrez aisément que cela constitue une riche nourriture pour le mental. Seule, une méthode excessivement simple et extrêmement dépouillée peut aboutir au dépassement du mental. Dans le précepte « soyez attentif à la Conscience qui perçoit », le mental ne trouve aucune nourriture. C’est une pratique qui dévoile les imperfections et les limites du mental au lieu de l’enrichir. C’est une pratique qui révèle, peu à peu, l’arrière-plan de silence qui subsiste immuablement derrière tous les mouvements du mental.

Comprenez qu’indépendamment de leur valeur ou de leur caractère erroné, tous les discours sur la cosmologie, la fin du monde, les mondes hyperphysiques, les êtres psychiques, les extra-terrestres, la constitution occulte de l’homme, les cycles cosmiques, les anciennes civilisations, les facultés parapsychologiques, la vie post-mortem, les rites, le symbolisme, l’astrologie, les sciences divinatoires, les contenus de l’inconscient, constituent, pour le mental, des aliments.

Lorsque vous savez que la réalisat_lité au ni pas d’actes importants, pas de circonstances spirituellement importantes. Tout est important. Ce qui compte, c’est le degré d’attention tranquille à la Conscience elle-même que j’apporte en toute chose. Plus mon attention à la Conscience s’investit sans crispation dans le moment présent, plus celui-ci est intense et profond.

A toute chose, il me faut apporter un supplément d’attention. Étant attentif au sens courant du terme, je constate que je puis être plus attentif et, dans ce supplément d’attention que j’apporte à l’instant présent, instant au sein duquel l’homme est actif ou non actif, dans ce supplément d’attention réside le surgissement de l’Éveil à l’immensité de notre Conscience. Je suis en train d’attendre le bus. En faisant cela, je suis attentif, me direz-vous, car, effectivement, il me faut guetter l’apparition du véhicule afin d’avoir le temps de lui faire le signe nécessaire pour qu’il s’arrête tandis que, parallèlement à cette attente, observant les gens, je pense à ceci ou cela...

Nul ne saurait nier qu’une certaine forme d’attention est requise. Mais le degré de cette attention est faible. Ayant compris cela et me rappelant la possibilité d’une attention plus intense, quoique non crispée, voici que je renforce la qualité de mon attention. Je deviens plus attentif... Aussitôt, le vécu de l’instant se modifie... Je cesse d’être un homme qui attend le bus, et je deviens une présence immatérielle et indéfinissable qui perçoit un homme attendre le bus. Les pensées de l’homme, ses attitudes, ses éventuelles impatiences, curiosités, soucis, observations, réflexions, etc., m’apparaissent comme faisant partie de l’instant, au même titre que les voitures qui passent et que le pépiement des oiseaux dans les quelques arbres conservés dans la rue à titre de décoration. Cet homme n’est, pour moi, qu’une perception. Il y a désidentification implicite de cet instrument de perception grâce auquel je vois le bus arriver, respire les odeurs d’essence et écoute les oiseaux. Cette désidentification est implicite, car il s’agit d’une évidence qui n’a rien à voir avec le fait de cultiver, au niveau mental, la pensée de la désidentification.

La délivrance authentique, c’est la délivrance de l’identification, car c’est seulement à l’intérieur de l’identification à l’homme qu’existe la sensation d’emprisonnement dans l’homme, le monde et le temps.
L’Éveil contient donc une délivrance implicite qui n’a rien à voir avec la production de pensées concernant la délivrance.

Ma lucidité attentive engendre une modification dans le comportement de cet homme que je perçois et à partir duquel je perçois le monde dans lequel il évolue. L’homme, éclairé par l’intensité de ma Conscience, constate que son impatience est ridicule. Il se calme et cesse d’aller et venir d’une manière, à vrai dire, absurde. Tandis qu’il monte dans le véhicule, les jugements qu’il émet sur l’apparence physique des passagers sont perçus. Cette perception qui possède la clarté et l’intensité de l’Éveil à la présence de notre Conscience fait apparaître le manque de charité, la mesquinerie et les préjugés. Il en résulte une prise de conscience au niveau humain, prise de conscience à cause de laquelle l’homme, au sein de ce type de pensées qui lui sont pourtant familières, cesse de se sentir à l’aise.

Dès la première expérience, on pressent déjà qu’il suffit que ce genre de prise de conscience se reproduise souvent pour que les schémas de l’attitude mentale vis-à-vis d’autrui subissent de profondes transformations. Tandis que l’homme s’assoit et que le véhicule démarre, je sens mon immobilité éternelle. Seules les formes bougent et se déplacent.
Ce que je suis, l’immensité informelle de la Conscience, l’immensité informelle de ma Présence immatérielle et impalpable, qui n’est pas liée au corps, demeure immuablement, en une béatitude intemporelle que la vie, la mort et les vicissitudes de l’homme n’atteignent pas. Voici en quoi consiste le chemin de l’attention à notre propre Conscience, avec le dépouillement et la connaissance qui en résulte.

Quiconque chemine sur ce sentier comprend clairement le piège d’une vie excessivement contemplative. Les méthodes de contemplation ont pour inestimable avantage de nous aider dans le silence, la solitude et l’immobilité, à découvrir l’immuabilité bienheureuse de notre vacuité consciente. Tel est du moins l’aboutissement des méthodes de contemplation authentiquement spirituelles qui ne se fourvoient pas dans le développement ou l’approfondissement de tel ou tel aspect du psychisme. A partir de cet acquis positif, le piège surgit sous deux aspects. Le premier consiste à créer un hiatus entre la vie active et la vie contemplative.

Ceux qui tombent dans ce piège parviennent à un Éveil qui dépend de leur intériorisation contemplative. Cela signifie que, dans l’immobilité, le silence, la solitude et l’inattention au monde, leur conscience devient intense et a la sensation de sa propre liberté et infinitude. Plus le monde, le corps et le mental sont oubliés, plus ils perçoivent avec intensité leur Réalité intemporelle.
Cette perception constitue un immense progrès spirituel, mais le piège réside dans son caractère exclusif.

A cause de ce caractère exclusif, pour nombre d’aspirants qui ne connaissent l’Éveil que dans le cadre d’une intériorisation contemplative, la vie mondaine devient une gêne. Ils conçoivent la Réalisation spirituelle comme devant nécessairement s’accompagner d’un retrait hors du monde. Ils deviennent incapables de réaliser la pérennité de leur existence transcendante qui demeure inaffectée par les activités et les perceptions de l’homme.
Le caractère ludique de la mouvance phénoménale ne leur apparaît pas. La vie humaine, par son côté accapareur, constitue, pour eux, un obstacle oblitérant la bienheureuse perception de leur éternité, obstacle qu’ils supportent avec déplaisir.

C’est une réalisation spirituelle incomplète. Pour éviter ce piège, il faut, dès le départ, attacher une aussi grande importance à la pratique de l’Éveil au sein des activités coutumières qu’au sein des moments de recueillement contemplatif.
Constatant l’importance de ce piège, certains maîtres ont proscrit la pratique de l’immobilité contemplative.
Un tel rejet est extrémiste.

C’est l’inverse de l’erreur consistant à ne chercher l’Éveil qu’au sein de l’immobilité silencieuse. La pratique quotidienne de certains moments consacrés à l’immobilité et l’oubli du monde ainsi que de l’homme constitue une aide précieuse sur le chemin de la découverte de notre Nature véritable.

Ce qu’il faut simplement, c’est éviter d’enfermer la pratique de l’Éveil à ces moments d’isolement. Le deuxième piège concerne la pratique de l’Éveil au sein de l’activité. L’aspirant qui trébuche sur cette difficulté sait, intellectuellement ou par expérience, que sa nature véritable est une éternité de silence et de vide ; un vide sans limites, plein de sa propre Présence; un vide constituant sa Réalité authentique. Sachant cela, il cherche, au sein de ses activités, à concentrer son esprit et à s’immerger dans le silence et le vide de la transcendance.

Ce genre de pratique peut produire des résultats satisfaisants lorsque l’activité est, naturellement, peu absorbante. Je puis me promener, manger ou m’habiller sans y prêter grande attention et en demeurant presque totalement immergé dans l’infinitude du vide intérieur. Cela revient, en quelque sorte, à agir d’une manière mécanique et quasi somnambulique.

Une telle pratique de l’immersion dans la transcendance au sein de l’action n’est pas à proscrire systématiquement, mais elle ne peut s’envisager que pour des activités secondaires. Elle demeure incompatible avec les activités nécessitant une concentration de l’esprit sur leur accomplissement.

Cette manière de faire est un piège, car elle constitue une fausse solution vis-à-vis de la nécessaire intégration de l’Éveil dans la vie active. Accomplir, dans un état de quasi-inconscience, un certain nombre d’activités banales ne fera qu’accroître le problème, des activités requérant notre attention. Notre vie se trouvera partagée entre, d’une part l’immersion dans la Transcendance au sein de l’immobilité et d’activités peu absorbantes et, d’autre part, les activités absorbantes. Ce dilemme est sans issue, car, immerger volontairement et maintenir notre attention dans la Transcendance pendant que l’on agit, ce sera toujours agir d’une manière distraite et quasi somnambulique. Cela ne pourra jamais devenir la pratique constante d’un homme plongé dans la vie mondaine et professionnelle où un grand nombre d’activités nécessitent une attention soutenue pour être accomplie correctement.

Lorsqu’on se heurte à ce dilemme, il faut se rappeler que « celui qui veut saisir le Principe s’en éloigne ». Ce n’est pas en vous concentrant sur la Transcendance que vous trouverez l’immuable au sein de l’activité. C’est en vous concentrant sur votre activité que vous percevrez l’immuable clarté du vide de votre Conscience, au sein de laquelle vos activités sont accomplies.

Votre attention doit se fixer sur l’activité accomplie. Il ne doit pas y avoir de recherche d’immersion volontaire dans les profondeurs de la Conscience. Ce qu’il doit y avoir, c’est parallèlement à la concentration de l’attention sur l’activité accomplie, la sensation que cette activité se déroule au sein de votre conscience qui englobe la totalité du perçu extérieur et intérieur de l’homme.

En étant pleinement attentif à l’activité, vous découvrirez ce qui demeure, en vous, inactif au sein de l’activité. Vous découvrirez ce qui contemple l’activité. Dans le plein, le vide réapparaît, de même qu’au sein du vide surgit le plein, car la perception du monde est posée sur le vide de la Conscience qui perçoit et dans le vide sans fond de la pure Conscience, apparaît la perception du monde. Il n’est pas question, ici, de paradoxe philosophique, mais de constatation pratique.

Accomplissez vos travaux en leur apportant le supplément d’attention nécessaire ; c’est-à-dire, en devenant encore plus attentif à leur accomplissement et vous ferez l’expérience du silence dans le bruit, de l’immobilité dans le mouvement. En apportant un supplément de conscience, la sensation de la Conscience qui perçoit deviendra claire en vous et, lorsqu’on demeure dans la sensation de la Conscience infinie qui perçoit toute chose, on est libre.

Il n’y a pas volonté de s’immerger ou de se concentrer sur cette Conscience infinie. La Conscience infinie est l’ambiance, ou l’espace, à l’intérieur duquel nous nous concentrons sur l’activité accomplie. Si vous essayez de vous accrocher, par un effort volontaire, à la perception du vide de la Transcendance, en vous concentrant sur lui, tout en essayant d’accomplir une tâche absorbante, vous effectuerez une démarche contradictoire et vous ne parviendrez à aucun résultat durable ; la Transcendance vous échappera ou bien vous perdrez le contrôle de votre activité.

Par contre, si en effectuant un travail manuel ou intellectuel, vous polarisez la totalité de votre attention sur votre travail, afin d’atteindre une concentration parfaite, un silence s’établit en vous. Non point le silence de l’abstraction vis-à-vis du monde, mais le silence de celui qui est entièrement présent à ce qu’il fait. Dans ce silence dépourvu des mouvements parasites ou divergents du mental, dans ce silence, la révélation du vide et d’une immuabilité englobante de la Conscience qui perçoit l’instant présent, réapparais mystérieusement. C’est donc en tournant, apparemment, le dos à la Transcendance et en devenant pleinement attentif aux phénomènes qui meublent l’instant présent que l’arrière-plan englobant, immuable et transcendant de la Conscience qui perçoit se profile clairement dans votre expérience. La pratique sera donc double : dans vos moments de recueillement quotidien, vous vous détournez du monde et vous immergez votre attention dans l’informulable, ineffable et incommensurable présence de votre Conscience.

Dans vos activités, vous irez vers le monde et vous absorberez entièrement votre attention dans l’instant présent afin que la sensation de la Conscience qui perçoit l’instant présent soit claire en vous. Connaître la Transcendance sans concentrer son attention sur les activités accomplies, c’est se condamner à oublier sans cesse la Transcendance.

Par contre, lorsque vous êtes totalement présent à ce que vous faites, la qualité de votre attention vous ramène sans cesse dans la sensation de votre Conscience qui perçoit l’instant présent, l’englobe et le transcende. L’expérience confirme donc pleinement l’affirmation selon laquelle « plus on veut saisir la Transcendance, plus sa réalisation nous fuit ».
Connaissez la Transcendance dans des moments de recueillement contemplatif, immergez-vous librement en elle en oubliant le monde ; mais, chaque fois que l’activité ou la circonstance exige votre attention, ne cherchez pas à vous accrocher à la plénitude du vide, à demeurer immergé ou concentré dans la Transcendance, entrez totalement dans la mouvance du plein et, en lui, retrouvez-le sans forme. Car, en vérité, toute forme est perçue à l’intérieur du vide de votre Conscience. Devenez donc conscient de l’espace à l’intérieur duquel vous percevez le monde et l’homme. Tout ceci, en définitive, consiste à vous dire : « dans la contemplation comme dans l’action, soyez attentif à la Conscience ».

Il y a une attention contemplative qui nous retire hors de la perception du monde. Il y a une attention active qui nous absorbe dans le déroulement des phénomènes. Dans un cas comme dans l’autre, lorsque l’attention est intense, la Conscience est intense. Et, lorsque la Conscience est intense, elle a la sensation et la connaissance, implicite ou explicite, de son infinitude et de sa transcendance.

La conscience réduite, c’est l’ignorance et le sommeil spirituel. La Conscience intense, c’est la connaissance et c’est l’Éveil transcendant.
En pratiquant ce que nous venons de dire, vous vous rapprocherez du but, mais vous ne l’atteindrez pas.
Pourquoi ?
Parce que, s’il est nécessaire de réaliser l’erreur de se concentrer sur la Transcendance au sein de l’activité, le fait de prêter attention à vous-même, en tant que Conscience ou bien de prêter attention à l’activité accomplie, vous place encore au niveau de l’attention, d’une attention qui peut se renforcer ou décliner et qui peut être orientée dans une direction ou une autre.

Or, votre Réalité ultime se trouve au-delà de l’attention et de l’inattention ; au-delà de l’attention contemplative et de l’attention active ; au-delà de la connaissance et de l’ignorance.
Éric Tolone
Approches de la Transcendance
La Maieutique Transcendante
avatar
Aloha

Messages : 1671
Date d'inscription : 09/08/2014
Localisation : Paris

Voir le profil de l'utilisateur http://atout-coeur.forumactif.org

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum