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Vimala Thakar : Purification de la perception > Méditation

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Vimala Thakar : Purification de la perception > Méditation

Message par Aloha le Mer 7 Déc - 10:03:30

Vimala Thakar : Purification de la perception

29 Nov 2016



Nous allons voir le contenu du mot « méditation » ce matin, mais avant de nous tourner vers la « méditation », envisageons la purification de la perception.

Chacun d’entre vous a déjà vu ce que vous appelez une rivière. Vous êtes-vous déjà demandé si la rivière existait en dehors de votre esprit ou si la rivière est en vous, dans votre esprit ? Ce que voient vos yeux extérieurement est un creux dans la terre que vous appelez le lit de la rivière. Il y a une certaine quantité d’eau qui coule plus ou moins vite dans ce lit, c’est tout ce que vous voyez, le creux et l’eau. La terre semble être stable, le lit de la rivière semble être stable et l’eau semble bouger. Percevant la stabilité du lit de la rivière et le mouvement de l’eau, vous avez crée dans votre esprit une identité que vous appelez rivière. Pouvez-vous voir que la rivière n’a pas d’existence en dehors de votre processus de pensée, en dehors du processus de nommer, et d’identifier, qui est un mouvement à l’intérieur de vous ? Est-ce qu’un arbre existe en dehors de l’esprit humain ?

Ceci n’est pas un exercice insensé auquel nous sommes en train de nous livrer. Nous voudrions clarifier les implications du terme purification de la perception. La purification de la perception est une perception qui est purgée de l’acceptation de toute autorité, purgée de toute autorité du passé, de l’autorité des mots, sinon, le mot lui-même peut créer l’illusion que le mot est la chose. Le mot n’est pas la chose. Le mot indique une idée et le contenu d’une civilisation c’est un réseau et une interaction d’idées. Ce que vous appelez savoir est une organisation d’idées. Vous sortez pour marcher, et vous vous dîtes à vous-mêmes ou aux autres que vous êtes allés en forêt ou que vous êtes allés dans les bois. Factuellement vous avez vu des arbres, peut-être les avez-vous comptés, peut-être avez-vous vu un groupe d’arbres et vous l’avez appelé bois ou forêt. La forêt n’existe pas à l’extérieur de votre processus de pensée. Et si vous avez de la patience avec moi, ce que vous appelez « arbre » n’est que dans votre esprit, pas en dehors.

Purger la perception, purger l’acte de perception de l’autorité des mots, de l’autorité des idées, est absolument nécessaire parce que la méditation est une manière alternative de vivre dans laquelle il n’y a aucune autorité du passé. C’est une manière alternative de vivre où il y a communion avec ce qui est. Vous pouvez l’appeler présent si vous préférez. Mais le mot « présent » est sans signification parce que le passé est une idée et le futur aussi est une idée, entre ces deux idées est intercalée la Réalité de la vie, à laquelle vous donnez le nom de « présent » et sa perception est la racine de ce que vous appelez vivre.

Vivre est un mouvement de relation, mieux, c’est un mouvement de reliance, c’est un mot meilleur. Cette interrelation, ou réciprocité ou mutualité ne peut arriver dans nos vies, parce que la perception elle-même est encombrée par l’autorité du passé, elle est polluée, alors la perception se résume à projeter le passé sur le présent. Je suis désolée de vous amener dans une telle profondeur ce matin mais le temps est compté.

Pour que cette purification de la perception ait lieu, n’est-ce pas nécessaire de vous donner le privilège d’apprendre à être avec vous-mêmes et le mouvement qui prend place à l’intérieur de vous, vous détournant de ce qu’on appelle le monde extérieur ? N’est-ce pas nécessaire d’être seul avec vous-même, pour que cet apprentissage ait lieu ?

L’apprentissage commence par regarder. Et l’acte de regarder, l’acte de regarder attentivement, si vous êtes alertes, vous rend conscients que regarder ce n’est pas percevoir, que regarder est uniquement la propagation du passé, le résultat de la projection du passé sur le présent. Tant que vous ne vous asseyez pas et ne passer pas de temps avec vous-mêmes, cette découverte ne peut avoir lieu.

La religion est la découverte personnelle de la signification de la vie. Ce n’est pas l’acceptation de théories ou d’expériences d’autres personnes, aussi nobles et sacrées soient elles. La religiosité ne peut être de seconde main. C’est une découverte personnelle, fleurissant à partir de la rencontre personnelle et intime avec la réalité. Pour que cette rencontre ait lieu, on doit s’éduquer soi-même et grandir dans un état de pure perception, de connaissance nue, ou d’observation sans observateur, qu’importe la façon dont vous l’appelez.

Vous commencez par regarder, devenez conscient du contenu du regard et de la quantité de pollution entraînée dans ce regard. Si vous devenez conscients, alors l’autorité de la pollution du passé, l’autorité des théories, des idées, des définitions, des descriptions, dépérissent. Cela peut dépérir en un fragment de seconde ou cela peut prendre des années en fonction de l’intensité, de l’intégrité, de la passion, de la dédicace, présentes sous la recherche.

Vous savez ce qu’est la liberté ? C’est la perception de l’esclavage. La compréhension de l’esclavage est le commencement de la liberté. Il n’y a pas deux catégories différentes, esclavage ici et liberté là-bas. Il y a uniquement la vie et vivre. On apprend à regarder et quand le regard, la vision est libre des chaînes des mots et des idées, elle se transforme en pure perception. Vous savez la spiritualité est aussi précise que les mathématiques, aussi précise que la physique et même davantage. C’est une science, cela n’a rien d’une quête émotionnelle ou sentimentale.

A la toute première étape, accepter que l’autorité soit complètement et inconditionnellement balayée. L’insécurité, qui est l’essence de la liberté, est à la toute première étape alors que nous avons été entraîné à marchander, à calculer, à manipuler. Nous avons été entraînés à voir chacun de nos mouvements comme un investissement pour le futur. Le présent n’a pas de sens pour nous quel qu’il soit. C’est pour un futur imaginaire que nous vivons, que nous amassons, que nous collectons, que nous emmagasinons, pas seulement la nourriture ou les vêtements mais aussi les pensées, les idées, les théories. Nous assurons leur répétition, leur continuité, croyant naïvement que par la propagation d’idées et de théories construites par les autres, greffées sur nous, que par les expériences venant des autres, nous serons religieux ou spirituels. Il est grand temps de sortir de tout ce marchandage naïf et de donner de l’authenticité à la vie spirituelle.

Quand le regard non averti, ou le regard qui est uniquement la prolongation du passé, se purifie, se convertit en perception, alors on s’est déjà libéré. Je ne sais pas si c’est possible pour l’oratrice de partager avec vous ce qu’elle aimerait partager, à savoir que la liberté est la première étape de la perception.

La méditation est une manière de vivre libre de l’autorité et où que vous soyez, il n’y a ni autorité, ni effort. C’est seulement l’acceptation de l’autorité qui mène à la conformité de votre comportement, à ce que vous avez accepté, le mouvement de conformation est appelé effort. Tout le temps, j’essaie d’ajuster mon comportement à celui de Ramana, d’Aurobindo. Pourquoi devriez-vous ajuster votre comportement et la qualité de votre relation à celle des autres ? Pourquoi devriez-vous devenir de seconde main ? Au nom de la sécurité, nous avons accepté de devenir de seconde main, de troisième main, et alors il n’y a plus du tout de vitalité, de fraîcheur dans notre vie. La méditation est vivre de première main. Quand il n’y a pas d’acceptation de l’autorité, aucun effort n’est nécessaire.

La méditation est une manière de vivre où il n’y a pas d’effort. Pas d’effort dans le mouvement des relations, pas d’effort dans la solitude. Je me demande si vous verrez avec moi que c’est l‘autorité qui crée la motivation, c’est l’autorité, l’acceptation de l’autorité, qui crée une illusion de directions et de destinations. Quand vous n’établissez pas inconsciemment, insidieusement, des références dans votre psychisme, quand vous acceptez d’être complètement vulnérable et dans l’insécurité pour rencontrer la vie telle qu’elle est, alors seulement il y a émergence de ce que vous appelez la spontanéité, c’est le mouvement de l’Intelligence.

Immédiatement une question apparaît, plutôt une réaction surgit dans votre esprit : « Comment vivre en société, comment faire votre travail, comment rencontrer vos voisins ? » Vous comptez sur la spontanéité, elle survient quand vous vous confrontez à ce défi. Pas de références, pas de préparation, pas de mécanismes de défense, avec un psychisme complètement nu, vous rencontrez les gens et vous vivez dans ce monde fou et cruel.

Les êtres humains étant multidimensionnels, nous devons vivre avec le cosmos, avec la vie cosmique, elle est libre des structures, libre des modèles, elle est un Tout naturel. En relation avec ce Tout naturel, en relation avec cette mystérieuse interrelation de la nature et de l’homme, ainsi que des espèces non humaines avec l’homme, la dimension de spontanéité, la dynamique de la spontanéité est nécessaire.

La vie est un Tout naturel, une interrelation mystérieuse. La danse de l’émergence et de l’immersion, l’êtreté de la vie émergeant dans le multiple. L’un émerge dans le plusieurs qui s’immerge en retour dans l’un. L’être ne devient pas plusieurs, l’être ne crée pas le plusieurs. Il n’y a pas de créateur ni de création, pas d’être ni de devenir. Dans l’être lui-même, il y a une émergence, comme l’émergence des vagues et des rides au sein de l’océan. Si vous essayez d’attraper les rides et les vagues dans vos mains, ce sera seulement de l’eau. La vie est une danse cosmique de l’émergence et de l’immersion retour, l’émergence est ce que vous appelez la naissance, et immersion retour ce que vous appelez la mort.

Il n’y a pas de création, ni création ni destruction, ni création ni créateur, mais juste un Tout majestueux avec une potentialité inépuisable de manifestation. L’un se manifestant lui-même comme multiple, l’êtreté se manifestant elle-même comme multiple.

Cela peut résonner pour vous comme de la poésie, ce n’est pas de la poésie, c’est comme cela.

Revenant au monde fabriqué par l’homme, nous allons explorer une manière de vivre alternative. Le monde fabriqué par l’homme est un monde de limitation alors que la vie cosmique est sans limite. Le monde fabriqué par l’homme est un enclos, un enclos global que vous appelez la société. Comme le bois, comme la forêt, la société n’existe nulle part. Les êtres humains existent, et c’est l’extension de leur êtreté, c’est l’interaction de leurs relations que vous appelez la société. La société existe dans votre esprit et dans le mien, en dehors de nous, il n’y a pas de société. Les structures sont dans nos esprits, mais ces structures sont nécessaires, c’est pourquoi je les appelle limitations au nom des économies, des politiques, etc.… Comme vous nourrissez le corps avec de la nourriture, vous nourrissez votre cerveau ou votre système neurochimique avec ce que vous appelez des modèles de savoir ou des pensées. La nourriture est nécessaire pour entretenir le corps, permettant au corps de se mouvoir. Aussi, dans le but de vivre en société, l’acquisition de savoirs et de techniques est nécessaire. De même que vous acquérez de la nourriture, vous en nourrissez votre corps et emmagasinez cette nourriture dans votre maison, de la même manière, vous acquérez ce que vous appelez le savoir. Vous acquérez le savoir, mais vous n’acceptez pas l’autorité des structures. Comme vous vivez dans l’enclos de ce que vous appelez votre maison, vous vivez dans l’enclos de ce que vous appelez la société.

Nous parlons d’une manière alternative de vivre, qui est une façon de vivre méditative ; acquérir le savoir, le laisser couler à travers vous, l’utiliser dans son champ de compétence, sans créer de connaisseur.

Si nous regardons les racines de toute la misère humaine, nous découvrons que la misère est construite sur notre stupidité. Nous ne savons pas comment nous relier aux structures et les utiliser sans identification, sans créer un sens d’autorité à partir d’elle. Les structures ne sont pas sacrées, c’est seulement la vie qui est sacrée. Les modèles n’ont pas de caractère sacré, même si vous les créez au nom de la religion, de la spiritualité ou de la politique. C’est le dynamisme vierge de la vie, libre des modèles, des structures qui est sacré, qui est divin. Partout, où vous l’avez touché avec les pensées, vous l’avez manipulé, vous l’avez structuré. Cela a une utilité mais pas une sainteté. Cela a une utilité mais pas d’autorité.

Une façon de vivre alternative nourrit le cerveau et le système avec tout le savoir et les techniques, on acquière tout cela, on l’utilise sans s’identifier. C’est seulement l’identification avec le savoir qui crée l’illusion de celui qui sait (du savant). C’est la création de celui qui sait qui construit votre esclavage. Le savoir lui-même n’a pas le pouvoir de vous asservir. C’est la création de celui qui sait qui est l’obstacle. Vous avez un beau corps sensible, et la sensibilité vous met en contact avec les objets des sens et elle vous ramène des sensations. Les sensations sont transformées en impulsions électriques et le cerveau les interprète. C’est un merveilleux processus que vous appelez faire l’expérience. Le contact avec le monde extérieur à travers les sens qui sont très délicats, très tendres, c’est vraiment un travail dur et ardu que de garder votre système sensoriel pur, sain, alerte et souple. Laissez les expériences couler à travers le système sensoriel. Rien de mauvais dans une expérience sensuelle, sexuelle, mais vous créez un expérimentateur et vous devenez prétentieux dans votre expérience, avec vos goûts et vos dégoûts, vos hiérarchies de valeurs, vos préférences, vos préjugés, vos théories.

Si le contact sensuel avec les objets est autorisé à couler à travers vous sans créer une expérience alors, le monde limité, fabriqué par l’homme, ne peut pas vous corrompre. Comme l’unicité de la vie se manifeste elle-même dans le multiple sans être corrompue, sans perdre sa vitalité, sans se mutiler. De la même manière, vous acquérez du savoir et vous apparaissez comme individu jouant le rôle d’un père, d’un frère, d’un fils, vous êtes un et vous apparaissez comme plusieurs. Il n’y a pas d’identification à la paternité, à être un fils, une fille, une sœur et vous ne créez pas beaucoup de nœuds intérieurement, mais vous jouez les rôles sainement, complètement, avec la magnificence d’un équilibre intérieur. Alors, vous apparaissez comme le multiple, vous acquérez la connaissance des structures, vous les gérez mais cela ne vous corrompt pas. Dans le monde fabriqué par l’homme, chacun doit apprendre à laisser le savoir couler sans créer un connaisseur et laisser l’expérience prendre place sans créer un expérimentateur. C’est la façon de vivre méditative.

La méditation est une façon alternative de vivre. Vous devez utiliser une langue, des symboles, le temps, l’espace, toutes ces normes et ces conventions, toutes ces mesures, mais dans notre stupidité, nous permettons à ces mesures de devenir une autorité, sachant parfaitement que « le temps » est quelque chose que nous avons créé pour mesurer. Il a un contenu uniquement conceptuel et pas un contenu factuel. Sachant cela parfaitement, malgré tout, l’idée de temps, de temps mesuré, comme les heures, les jours etc., devient notre prison et étrangle notre intelligence. La méditation est une manière alternative de vivre où vous vous réconciliez avec le fait de vivre dans le monde des limitations fabriqué par l’homme, vous utilisez ces limitations comme des enclos psychologiques sans jamais vous y identifier, sans jamais devenir prétentieux.

Voyez quelle merveilleuse responsabilité nous avons, en tant qu’êtres humains ? Quand il n’y a ni connaisseur ni expérimentateur, il ne devrait pas y avoir de dogmatisme. Vous ne devenez pas dogmatique, insistant, sûr de vous, agressif. L’identification est la source de l’agression. L’agression verbale est le début de la violence physique.

Le mot méditation a été identifié à des exercices psychophysiques, des concentrations, des méthodes, des techniques, les voies de la kundalini, de la shakti. Le mot a été maltraité et mal utilisé impitoyablement.

Pas d’autorité, pas d’effort. La libération de l’autorité et la libération de la lutte dans l’effort. Une fois que vous savez que ces enclos fabriqués par l’homme sont uniquement là pour vivre dedans, alors le sens de vous comparer avec les autres — il a un palace et j’ai une hutte, il a des millions et j’ai seulement des milles — le sens de la comparaison et de l’ambition pour la compétition disparaît complètement. Votre vie financière devient simple, pas de vanité, pas de fierté pour vos études et votre érudition etc… Votre vie sociale devient simple, vous n’allez pas mendier la sympathie, l’acceptation, le prestige, la reconnaissance etc.…Réconcilié avec les limitations, avec les enclos, vous vivez et agissez dedans.

Pouvez-vous voir avec moi que le sans effort est le contenu du silence. Le silence n’est pas « rester assis », c’est une manière de vivre. Dans le but d’apprendre, vous pouvez vous allouer des moments d’assises, mais c’est uniquement pendant la période d’apprentissage. Vous savez ce qu’est apprendre ? Apprendre c’est s’équiper soi-même pour la vulnérabilité et l’insécurité de la liberté. C’est l’apprentissage. Si vous écoutez, comprenez et qu’instantanément vous êtes libres, alors le temps d’apprentissage n’est pas nécessaire. Mais s’équiper, purifier la structure biologique demande du temps.

Le silence est la liberté intérieure inconditionnelle de l’autorité du passé. Le silence est la liberté intérieure inconditionnelle de l’effort et donc une façon alternative de vivre, c’est méditer, ce n’est pas répétitif du tout, cela se fait d’un instant à l’autre. Dans les moments de relation vous êtes vivants, dans les moments de solitude vous êtes mort. Comme l’inspire et l’expire. Être seul c’est mourir au sens d’être « quelqu’un » ou « quelque chose ». N’est-ce pas cela le contenu de la mort, du fait de mourir ? Être seul c’est mourir au sens d’être « quelqu’un », un pêcheur, un saint, un libéré, un être intelligent, respecté, riche etc.…Être seul, c’est mourir à être « quelque chose » selon la définition de la société, selon la hiérarchie de valeurs des religions. L’isolement physique ne mène pas obligatoirement à la solitude, peut-être, peut-être pas. Ce dont nous avons peur, c’est mourir au sentiment d’être quelqu’un. Mourir à toutes les images que vous avez construites de vous-mêmes, c’est être seul.

La façon dont nous prenons le sujet est inhabituelle, impossible à entendre pour la plupart. C’est une voie non conventionnelle, une approche non traditionnelle. Mais je suis réellement reconnaissante que la vie nous ait amené vous et moi ensemble.

La race humaine reste au seuil d’une nouvelle ère où la science du nucléaire et les énergies alternatives (les bioénergies) créent un contexte dans lequel la psyché humaine doit se libérer des perceptions traditionnelles, conventionnelles, complètement. C’est la qualité de la perception qui détermine la qualité de votre perspective de vie. C’est votre perspective de vie qui détermine votre échelle de valeurs, et ce sont vos valeurs qui forment et modèlent la qualité de vos relations. Donc nous insistons sur la purification de la perception.

La solitude est le mouvement du déploiement

Mes mots s’adressent à ceux, peut-être une poignée parmi les habitants de cette planète, qui sentent une urgence à se libérer des chaînes de l’acquisition, de l’attachement, des jalousies, des possessions, de la quête du plaisir et de la copie de stéréotypes.

L’exploration d’une nouvelle dynamique de conscience et d’une nouvelle dynamique de relation n’aura pas de sens pour ceux qui se sentent satisfaits par le jeu des acquisitions — renonciations, attachements — détachement, se laisser aller — se priver, recherche du plaisir — recherche d’une échappatoire à la douleur. S’ils se sentent satisfaits dans l’imitation de modèles de comportements verbaux et psychologiques, la religion n’a pas de sens pour eux.

Ce n’est rien d’autre et rien de moins que l’exploration d’une manière de vivre entièrement et qualitativement différente. S’il vous plaît, voyez bien que la religiosité n’est pas l’acquisition d’idées, la culture de convictions, et leur exercice intellectuel. Ce n’est pas une identification psychologique avec différents modèles de comportements. Ce n’est rien de moins qu’une totale mutation, à la fois dans la qualité de conscience et dans la dynamique des relations. Si cela est clair, continuons.

Hier, il a été dit que le contenu de la méditation est solitude et de peur que cela provoque une confusion, regardons les implications de cette « solitude ». Il n’y a pas de dualité, de dichotomie entre solitude et relation. La relation ne veut pas dire dépendance. Nous allons regarder ce phénomène de la relation, la connotation de la relation et le fardeau que la dépendance porte avec elle. Réellement, apprendre est quelque chose de fantastique et la perception de la vie comme elle est, presque une extase.

Il est possible qu’on puisse imaginer une contradiction ou au moins une dichotomie entre la solitude et la relation. L’homme moderne ou la femme, dévouée à l’argumentation, imaginant l’argumentation comme l’essence de la recherche, pourraient dire : « Bien, d’un côté vous dites que la vie est relation et que vivre c’est être en relation, et dans le même souffle, vous parlez d’une manière de vivre méditative, disant que la méditation est solitude. N’êtes-vous pas contradictoire ? »

Maintenant, regardons si vous voulez partir dans ce voyage verbal et si vous êtes enclin à peler les mots et en percevoir le sens, si vous êtes prêts, allons-y. C’est un cours, pas un discours formel.

Le cosmos qui est naturel, la dynamique du Tout est seule. Quand vous dites c’est un tout, vous impliquez qu’il n’est pas une totalité construite par la manipulation de théories philosophiques, ce n’est pas une totalité construite ou manipulée par les scientifiques mettant les électrons, les protons, les neutrons ou quoique ce soit ensemble. Ce n’est pas un assemblage comme les enfants qui mettent des blocs ensemble en jouant au mécano. Ce n’est pas une totalité manipulée de pièces, intégrées les unes aux autres et créant une totalité. C’est une autocréation, un Tout naturel qui s’entretient de lui-même. Alors je dis c’est la solitude. S’il vous plaît voyez cela.

C’est la solitude ou l’unicité qui se manifeste à travers l’émergence d’innombrables formes, tailles, couleurs, énergies et à travers la solidification de ces énergies ou ce que vous appelez les objets matériels. L’émergence de tout cela prend place, a pris place depuis des millions d’années et les formes émergées jouant tout autour dans le tout, retournent, se ré immergent un jour, à un moment donné. La danse de l’émergence et de l’immersion a lieu dans la solitude, dans le Tout.

Le Tout de la vie cosmique est relié à la multitude des objets matériels, comme les eaux de l’océan sont reliées aux rides, aux vagues, les tempêtes prenant place au sein des océans. Il y a une relation sans dépendance, c’est quelque chose de mutuel, de réciproque. L’émergence du multiple, l’émergence des formes et des objets enrichit le Tout. Cela ne retire rien du Tout organique. Non seulement ce ne sont pas des parties du Tout comme vous avez des parties d’un moteur de voiture, mais tout cela est le Tout lui-même. Chaque être humain est un minuscule Tout, il en démontre la sainteté cosmique, il représente le Tout cosmique. Un brin d’herbe, une feuille d’arbre, une goutte d’eau, ils contiennent tous la qualité de ce Tout et de cette créativité.

Si c’est clair, revenons à nous-mêmes. De la vie cosmique autour de nous, revenons à la vie cosmique à l’intérieur de nous. Nous ne sommes pas à l’extérieur du Tout de la vie, nous ne sommes pas à part, ni séparés de lui. Nous sommes à l’intérieur du Tout, partageant sa nature dynamique naturelle, partageant son intarissable créativité.

Né dans une société, nous avons la responsabilité d’être en relation avec les structures fabriquées par l’homme, physiquement et intellectuellement. Nous avons d’un côté, la responsabilité de nous relier à la vie auto créée, auto maintenue tout autour de nous, et de l’autre côté, la responsabilité de nous relier au monde fait par l’homme, par les êtres humains autour de nous.

Dans la société humaine, il semble qu’il y ait deux façons de fonctionner, deux manières de se relier : l’une est une relation fonctionnelle, vous acquérez du savoir et vous acceptez la responsabilité d’utiliser ce savoir et de fonctionner comme professeur, avocat, médecin. C’est une responsabilité fonctionnelle et vous devez agir dans les structures faites par l’homme avec les autres qui fonctionnent de la même façon : acquérir du savoir, l’utiliser efficacement, avec compétence, sinon les ordinateurs prendront la relève. Vous coexistez déjà avec des cerveaux parallèles, même si ce ne sont que des calculettes, des ordinateurs, des robots. Donc, avec précision, avec compétence, avec exactitude, vous devez fonctionner. C’est une responsabilité. Dans ces relations fonctionnelles, quelque soit la responsabilité que vous endossiez, vous devez jouer le jeu comme on joue au criquet ou au tennis. Il y a des règles et des règlements. Vous ne pouvez pas dire « j’ai appris à jouer au criquet donc je jouerai comme j’ai envie ». Ce que vous aimez ou non n’a rien à voir avec les règles et règlements du jeu. Le bon fonctionnement du jeu dépend de votre liberté intérieure vis-à-vis de vos goûts et dégoûts. Vous pouvez ne pas aimer les personnes qui sont membres de votre équipe, mais quand vous êtes sur le terrain, vos goûts et dégoûts n’ont pas d’intérêts, n’ont pas de sens. Cela abîmerait le jeu. Comme vous jouez le jeu et agissez en fonction des règles et règlements, vous agissez dans les structures de la société en tant qu’ingénieur, avocat, et jouez le jeu selon les règles et règlements.

Les responsabilités fonctionnelles doivent être assumées, sans aucun sentiment d’identification qui vous mènerait à l’attachement et alors à l’obsession. Chaque identification crée de la raideur et de la rigidité. Vous construisez des compartiments à l’intérieur de votre tout et vous vous y attachez exclusivement. Vous ne restez pas le tout. L’identification génère l’intolérance, alors vous ne pouvez tolérer la différence d’opinion, vous ne pouvez tolérer une approche différente de la votre. Vous devenez dogmatique. Si votre rôle fonctionnel vous demande d’être autoritaire, vous devez apprendre à exercer l’autorité, si c’est nécessaire dans les relations, sans devenir psychologiquement autoritaire. Nous parlons d’une façon alternative de vivre, une dynamique alternative des relations humaines. C’est ce que nous attendons. La race humaine est au seuil d’une nouvelle culture enrichie par les sciences naturelles et sociales.

Tout comme l’identification est une maladie qui crée des complications psychologiques, il y a une autre maladie dans la psyché humaine d’aujourd’hui, c’est la constante comparaison avec les autres. Gagner de l’argent, pourquoi ne pas s’arrêter là ? Ce sentiment secret de jalousie, de comparaison alimente votre souffrance. Vous l’alimentez dans votre mémoire. Donc lorsqu’on s’acquitte de ses responsabilités fonctionnelles, c’est vraiment nécessaire pour la santé, pour le Tout, de ne pas avoir un sentiment de comparaison, de jalousie. S’il vous plaît regardez cela. Si vous voyez et sentez que cette vérité, cette décence, cette droiture, ce non vol, cette non tricherie, est l’essence de l’humanité, pourquoi ne se sent-on pas satisfait par le fait de vivre de façon complètement vraie ? S’il y a comparaison et jalousie, vous ne pourrez jamais vous sentir satisfait. Si s’acquitter de ses responsabilités fonctionnelles n’est pas compliqué par des attitudes psychologiques d’identification ou de comparaison ou de jalousie, la vie peut devenir très simple.

Depuis les deux derniers siècles, la race humaine s’est préoccupée de changer les motivations derrière la propriété, et la possession de la propriété, elle s’est inquiétée de mettre fin à l’agression, à l’exploitation et à la violence, cela a intéressé les socialistes comme les communistes. S’il vous plaît, regardez bien cela, parce que dans la transformation totale, vous ne pouvez pas exclure le contenu social de votre vie. Que ce soit Marx ou Engel, selon eux, si l’individu n’était pas autorisé à amasser des propriétés et si l’état prenait le dessus, alors la psyché individuelle devrait être libre de cette maladie de la possession, de la propriété et du profit réalisé pour soi-même. Amasser des richesses, laisser l’héritage pour la progéniture, laquelle devient source de plus d’exploitation, tout cela prendrait fin, et il y aurait une nouvelle attitude envers l’argent et la propriété. Beaucoup de sang humain a été versé dans ces expériences. Pas parce c’étaient des gens cruels, c’étaient aussi des chercheurs comme vous et moi, ils ont remplacé le sens de la propriété individuelle par la propriété d’état. Mais cela n’a pas marché parce que l’état devait être dirigé et il le fut par des dirigeants. Vous créez une nouvelle classe de dirigeants. La même propriété, le même pouvoir, au nom de l’état, pas au nom de la famille. Tous les privilèges au nom du fonctionnaire, du politicien, du premier ministre. Voyez-vous qu’il est nécessaire de changer la qualité du contenu de la conscience et de changer la dynamique des relations ? Cela n’est pas arrivé et nous sert de leçon.

Le défi est de révolutionner les relations fonctionnelles et la façon dont elles sont assumées. Il est nécessaire d’utiliser le savoir efficacement, avec attention et intérêt, avec le sens des responsabilités, sans implication psychologique.

Maintenant, vous voyez l’autre versant des relations que l’on pourrait appeler psychologique.

Je suis née comme enfant dans une famille, donc l’un doit jouer le rôle de père, l’autre de mère, de fils, de fille, de frère, de sœur etc.… Je suis né au milieu d’un réseau de relations qui ont leurs propres modèles sanctionnés par la société. L’enfant doit se comporter de telle manière, le mari de telle façon, la femme de telle autre, tout cela sanctionné par la société, standardisé par la société, standardisé par les religions, les traditions, les conventions et on attend de vous que vous viviez selon ces standards, selon l’attente de la famille. Comment peut- on conserver la solitude tout en vivant dans ce réseau relationnel ? Les relations fonctionnelles ont lieu huit heures par jour, ici c’est 24 heures par jour, vivant sous le même toit, partageant la même table etc.…

Dans ce champ des relations, est-il possible que l’on épanouisse son être sans utiliser le mouvement de relation pour l’acquisition ? Les relations peuvent-elles être un mouvement pour manifester ce que « je suis », épanouir ce que « je suis », plutôt qu’une opportunité d’acquérir quelque chose, de marchander ou d’acheter quelque chose ? Vous ne pouvez acheter l’acceptation, vous voudriez acheter un sentiment d’appartenance. Alors, l’acquisition, l’attachement, les attentes, la souffrance ont été le lot des relations humaines à travers les siècles. Se relier à signifie appartenir. Comme vous possédez un vêtement, voulez-vous possédez un autre être humain parce qu’il est votre mari ou parce qu’elle est votre femme ? Peut-il y avoir une appartenance entre les êtres humains ? Le défi auquel nous faisons face aujourd’hui c’est que la race humaine se dispose à explorer une manière alternative d’être en relation. Trouver une façon d’être relié qui épanouisse le contenu de votre être, qui vous rende reconnaissant envers les personnes qui répondent à vos besoins, vos besoins sensuels, sexuels etc.… sans créer de modèle de comportement pour eux. Entre reconnaissant les uns envers les autres pour l’opportunité de s’épanouir lors des relations. Se relier sans posséder. Être ensemble, partager la vie, partager les responsabilités, sans essayer de s’approprier ou de posséder l’autre. L’autre personne ne peut pas vivre pour vous, vous devez vivre pour vous-mêmes et l’acte des relations est le mouvement de la vie. Comme l’être est satisfait par l’émergence de la forme, vous sentez-vous remplis quand vous vous épanouissez vous-mêmes comme une femme jeune mariée, comme une mère adulte, comme une vieille femme ou vieil homme ? Vous sentez-vous remplis par cet épanouissement ? Si l’épanouissement vous donne un sentiment de complétude alors vous n’attendez rien en retour pour cet épanouissement.

La solitude est non acquisition, la solitude est absence d’attente. La solitude est un mouvement d’épanouissement, se manifestant, s’exprimant sans conditions dans une attitude désintéressée.

Voyez-vous la non acquisition et la non possession vont être les critères pour la nouvelle culture humaine qui est en train d’émerger de la synthèse des sciences et de la spiritualité. Non identification à nos fonctions et non acquisition, non possession psychologiquement. Alors vous pouvez être seuls et vous pouvez être en relation avec les autres sans créer aucun sentiment de dépendance ni en eux ni en vous-même.

Mais le problème est que vous vous sentez satisfaits uniquement quand vous sentez que les autres ont besoin de vous, vous devez devenir indispensable pour les autres. N’est-ce pas le problème des vieilles personnes qui sentent qu’on a plus besoin d’eux et qui souffrent ainsi de solitude parce qu’ils ne sont pas disposés à vivre seuls intérieurement. Ils veulent qu’on ait besoin d’eux.

La relation n’a pas besoin de créer la dépendance. La dépendance et la domination vont ensemble. Vous avez besoin des autres et vous laissez les autres vous dominer ou vous vous arrangez pour que les autres dépendent de vous pour les dominer. Dépendance et domination sont l’endroit et l’envers d’une même chose.

Quand vous vous sentez satisfaits d’être ce que vous êtes et que vous êtes réjouis de vous épanouir, alors les relations peuvent être sans marchandage, sans acquisition, sans possession et alors l’harmonie de la félicité dans le partage peut advenir. Mais tant qu’il y a de la jalousie et de la suspicion, vous ne sentez pas qu’il y a de l’amour. Tant qu’il y a un sentiment d’appartenance, de possession, nous ne sentons pas la gratification. L’existence est faite de possession, de domination, de dépendance, d’abord il faut être attaché puis renoncer. Quel jeu puéril ! La première moitié de la vie est consacrée à s’attacher et à se cramponner aux choses et aux êtres humains, et la seconde moitié de la vie est passée à faire des efforts pour se détacher et renoncer, à la débandade.

Le défi est de psychologiquement conserver la solitude tout en vivant en relation. Comme les révolutionnaires ont remplacé le sens de la propriété individuelle par celui de la propriété de l’état, toutes les religions organisées et institutionnalisées remplacent le sens de l’attachement et de l’appartenance familiale par un sens d’appartenance et d’attachement à un dieu ou un gourou. Être attaché crée alors une nouvelle autorité, appartenir et donc continuer les mêmes comparaisons, jalousies, autour des gourous, de leurs dogmes et de leurs ashrams. Ici c’était remplacé par la possession d’état, là c’est remplacé par la création d’une identité appelée gourou mais le jeu tout entier continue. Ces nouveaux modèles n’ont pas aboutit à l’élimination de ce déséquilibre basique que l’acquisition et la possession créent dans les relations humaines.

Nous parlons d’une dynamique relationnelle alternative et d’une dimension de conscience. C’est le défi. La question est : est-ce que la race humaine veut éluder la crise, éluder le défi ou est-elle disposée à y faire face.

Quelqu’un disait que Vimala est très intense et plonge dans la profondeur cette année. Ce n’était pas des conférences publiques, c’était des cours privé pour des chercheurs avancés, alors il y a eu une avancée directe et sans merci, une plongée impitoyable, menant ceux qui écoutent directement au fond, dans la profondeur. Je sens l’urgence, l’urgence d’une révolution. Bien que vous ayez peut-être souffert de mon intensité, et de mon ton direct ou ma pénétration impitoyable je ne vais pas m’excuser.

Merci

(Extrait de ÊTRE ET DEVENIR par Vimala Thakar, Dialogues ayant eu lieu à Dalhousie (Inde) durant l’été 1989 Traduits par Véronique Charroux et Patrick Delhumeau). Emprunté au
site Français consacré à Vimala et son œuvre

Thakar Vimala
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